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La nouvelle i20 Rally2 en essais sur la terre en Italie


Présentée le mois dernier la nouvelle Hyundai i20 Rally2 qui remplace l’actuelle version de la i20R5 entrera en compétition dès l’été 2021 majoritairement destinée à des pilotes clients. Ce jeudi, l’équipe Hyundai Motorsport a démarré les essais sur la terre en Italie avec le pilote finlandais Jari Huttunen au volant.










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Hyundai prépare le WRC Rally Monza 2020


En lice pour décrocher un deuxième titre de champion du monde constructeurs consécutif, l’armada Hyundai Motorsport était sur les routes italiennes cette semaine pour préparer la dernière manche du WRC 2020 à Monza.

Trois i20WRC seront alignées dans une semaine, confiées à Thierry Neuville, Ott Tänak et Dani Sordo ! Une quatrième i20WRC sera également en course avec OC Veiby via le préparateur 2C Compétition.

Credit photo : Nicola Baccoli.










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Marcus et Timo les champions de l’an 2000 !


Dimanche 26 Novembre 2000 ! Après une campagne de quatorze pays visités à toute vitesse et pas moins de 6000kms de spéciales, Marcus Grönholm, accompagné de son fidèle copilote beau-frère Timo Rautiainen, sort de la 206WRC au milieu du parc national de Margam en Grande-Bretagne : ils sont champions du monde des rallyes !

Le coup de génie de Jean-Pierre Nicolas
L’histoire commence en Décembre 1997 quand, après avoir triomphé avec la 205T16 par le passé, Peugeot décide de revenir sur le championnat du monde des rallyes à partir de 1999 en visant une première saison complète en 2000. Sous la houlette de Corrado Provera (Directeur Sportif), Jean-Pierre Nicolas (Responsable compétition rallye Peugeot Sport), Michel Nandan (Chef de projet 206WRC), FX Demaison (Ingénieur) entre autres, Peugeot Sport démarre le développement de la nouvelle lionne au printemps 98 : la 206 WRC.

Jean-Pierre Nicolas prendra une décision importante en 1998 quand il décide de recruter un jeune pilote finlandais, Marcus Grönholm, quintuple champion de rallye dans son pays (1991-1994-1996-1997-1998) pour évoluer aux côtés de Gilles Panizzi et François Delecour. Il ira lui-même le chercher en Finlande pour le convaincre de piloter la Peugeot 206WRC en mondial. L’histoire est en route et la suite on la connaît : pari réussi ! Succès total !



Monte Carlo : la panne
Motivée par l’expérience acquise en 1999 sur quelques rallyes et conscient du potentiel à venir, l’équipe Peugeot Sport se présente en grandes pompes au premier rendez-vous de la saison au Monte Carlo avec trois exemplaires de la Peugeot 206WRC. Malheureusement pas le moindre kilomètre ne sera effectué avec un échec retentissant puisque les trois autos ne vont pas démarrer dès le premier matin du rallye : c’est un triple abandon !

La première mondiale en Suède
Après le raté monégasque, Peugeot Sport ressert les boulons et l’osmose prend forme avec Marcus Grönholm qui s’offre sa toute première victoire mondiale et ouvre le palmarès de victoire de la 206WRC. Une récompense pour toute l’équipe après le travail accompli depuis plusieurs mois.



La montée en puissance vers le titre !
Lancé à pleine vitesse à travers les plaines de Nouvelle-Zélande, l’équipage finlandais décroche une deuxième victoire avec la 206WRC puis une troisième un mois plus tard à domicile au coeur de l’été en Finlande qui répresente une étape importante pour Marcus prophète en son pays, le déclic ?



Le goudron ne va pas non plus résister à la 206WRC puisque les batailles en Corse et au San Remo entre Panizzi et Delecour verront triompher par deux fois la bombinette de chez Peugeot Sport.

Marcus Grönholm reprend ensuite la main en Australie où il gagne à nouveau et surtout offre à Peugeot Sport le titre de champion constructeur pour la première année en compétition de la 206WRC.

Une quinzaine de jours plus tard en Grande-Bretagne, la fête sera encore plus belle pour Marcus Grönholm qui, malgré la victoire de Richard Burns, termine la saison avec une deuxième place et avec le titre de champion du monde pilote dans la poche ! Première saison complète, première victoire en mondial (quatre au total) et premier titre WRC. L’histoire est un éternel recommencement puisque deux ans plus tard au terme de la saison WRC 2002, Marcus double la mise en devenant double champion du monde WRC toujours au volant de la 206WRC.



Aujourd’hui 26 Novembre 2020, j’ai décidé en tant que grand fan de Marcus Grönholm et Timo Rautiainen depuis leurs débuts, de marquer le coup et de fêter avec les internautes les 20 ans du premier titre de champion du monde WRC. J’ai donc contacté Marcus et Timo pour une série de questions afin de se remémorer la saison 2000, mais aussi Jean-Pierre Nicolas qui a eu la fabuleuse idée de recruter ce pilote finlandais pour l’amener vers deux titres de champion WRC ainsi que FX Demaison qu’on ne présente plus et qui a participé activement à la réussite du package auto-pilote en tant qu’ingénieur. Vous retrouverez ci-dessous les interviews de chacuns. Un grand merci également au journaliste Vincent Renvoizé pour son aide précieuse tout au long de ce projet.
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Bonjour Marcus et Timo ! Vingt ans se sont écoulés depuis le 26 Novembre 2000 mais nous n’avons pas oublié, je n’ai pas oublié ce premier titre WRC acquis au volant de la Peugeot 206WRC. Après avoir suivi votre carrière depuis le début jusqu’à aujourd’hui, m’être rendu sur vos essais, sur vos rallyes, avoir vibré lors de vos passages sur les spéciales, vécu de supers moments conviviaux à chacunes de nos rencontres je tenais à vous rendre hommage par cet article pour fêter votre premier titre de Champion WRC 2000. L’aventure planetemarcus qui a démarré en 2003 sur internet perdure et encore une fois vous répondez présent en ce jour important pour vous deux pour répondre à quelques questions pour mon article. Merci Marcus ! Merci Timo ! Comme le slogan du rallye de Finlande le disait more than a rally, moi je dirais à mon tour more than a driver and a codriver !

English interview version

MARCUS ► Comment l’aventure Peugeot Sport a démarré pour toi ? Jean-Pierre Nicolas t’a recruté comment s’est passé les premiers contacts avec lui ?
C’était au Rallye de Finlande 1998. Jean Pierre et Xavier (Carlotti) étaient venus suivre le rallye et prendre quelques contacts sur place. Jean-Pierre s’est approché à un point stop près de l’auto le vendredi soir et alors que la fenêtre de la portière était ouverte, il m’a lancé un « il faut qu’on discute ! ». Le soir même, nous avons convenu d’un rendez-vous à l’hôtel où il m’a expliqué le projet Peugeot Sport en préparation avec une nouvelle auto avec l’ambition que je sois l’un des pilotes ! Après ce rallye j’ai eu des offres de plusieurs équipes mais ma décision s’est tournée vers Peugeot Sport. Pas un mauvais choix !

TIMO ► Quand Marcus t’a annoncé, on va rejoindre Peugeot Sport pour rouler en mondial une saison complète ! Quelle a été ta réaction ?
Les semaines qui ont suivi le rallye de Finlande en 1998 ont été très spéciales pour nous. Plusieurs équipes avaient contacté Marcus pour un contrat. J’étais heureux car notre rêve devenait réalité. Aussi notre première saison en 1999 a été bornée à quelques rallyes et le plan en 2000 n’était pas une saison complète à l’origine.

MARCUS ► Rejoindre une équipe 100% française avec un staff français, des mécanos français, des ingénieurs français et même des coéquipiers français (Panizzi-Delecour) comment s’est déroulée l’intégration ? Pas de doute ?
On a été très bien accueillis. Évidemment, il y avait la barrière de la langue au début, mais tous les ingénieurs parlaient couramment l’anglais et la plupart des mécaniciens aussi. On s’entendait bien avec François, Daniel, Gilles et Hervé.

TIMO ► Rejoindre une équipe 100% française avec un staff français, des mécanos français, des ingénieurs français et même des coéquipiers français (Panizzi-Delecour) comment s’est déroulée l’intégration ? Pas de doute ?
Non, aucun doute. J’ai même commencé à prendre des leçons de français ! Malheureusement, je n’ai pas continué assez longtemps pour apprendre la langue. D’un autre côté, ce n’était pas nécessaire non plus, puisque tous les échanges se faisaient en anglais, seule la communication radio pendant le rallye était principalement en français, donc j’ai rapidement appris les nombres et les temps en français!

MARCUS ► La 206 WRC ! Quelle auto ? L’osmose parfaite malgré ton grand gabarit dans cette petite auto facile à dompter ?
Il s’agissait de la première « nouvelle spécification » du WRC, fabriquée dès le départ avec toutes les exigences et possibilités permises par les nouvelles règles de la FIA. Même si c’était une petite auto, j’ai réussi à trouver une très bonne position de conduite. Seulement la hauteur était un petit problème, j’avais l’impression que mon casque touchait tout le temps le toit.



TIMO ► Quels étaient tes interlocuteurs chez Peugeot ? Uniquement FX Demaison ?
Il y avait plusieurs personnes chez Peugeot Sport avec qui je gardais tout le temps un contact étroit dans plusieurs domaines comme l’administration, la logistique pour la planification de voyages pour les tests et les rallyes. Pendant les rallyes, les principaux contacts étaient évidemment nos mécaniciens, nos ingénieurs et la direction de l’équipe. Et nos coéquipiers, bien sûr!

MARCUS ► Ton ingénieur FX. Un lien si particulier pour que tu acceptes de revenir il y a quelques années pour tester la VW Polo WRC 2017 ?
FX a été nommé ingénieur de course lors de notre premier rallye avec la 206WRC en 1999 lors du rallye de Grèce. C’était sa première expérience en rallye. Nous avons eu une relation exceptionnelle dès le début et il a rapidement compris tout ce dont nous avions besoin pour peaufiner la voiture à mon goût. En effet, nous avons gardé le contact depuis mon retrait de la compétition mondiale en 2007.

TIMO ► En tant que copilote quel a été ton ressenti à bord de la Polo WRC 2017 lors des essais, gros changement par rapport à la génération que tu as connu ?
Oui, énorme. Non seulement le moteur plus puissant, mais aussi l’aérodynamisme et la suspension. Des sensations incroyables, rapide dans les virages et les sauts.

MARCUS ► La toute première victoire en mondial en Suède ? Tout un symbole – la plus belle des 30 victoires acquises en WRC ?
La première victoire est toujours un super souvenir, et ce fut aussi la première victoire pour notre équipe avec la 206WRC. Mais ma première victoire en Finlande six mois plus tard était aussi importante pour moi !

TIMO ► Si tu devais choisir la plus belle victoire des 30 ?
Difficile de choisir entre la Suède et la Finlande durant la saison 2000. Egalement une belle victoire mémorable en 2007 au Rallye de Nouvelle-Zélande avec la Ford Focus WRC face à Sébastien Loeb remportée de trois dixièmes !

MARCUS ► Première année en mondiale, première victoire et premier Titre ! Une année parfaite – que représente ce premier titre mondial pour toi ?
Le plan en 2000 n’était pas une saison complète, Jean-Pierre avait prévu seulement le Monte Carlo puis les rallyes sur terre. Après la victoire en Suède (dès le dimanche soir) nous avons commencé à discuter avec Corrado Provera et Jean-Pierre, pour piloter toute la saison. Ce premier titre est bien sûr très important pour moi pour des raisons évidentes vu le niveau de la compétition de l’époque où le WRC a vu six vainqueurs différents.

TIMO ► A l’arrivée de la dernière spéciale du championnat 2000 tu es champion avec Marcus, te rappelles-tu des premiers mots que tu as dit à Marcus ?
Non, mais probablement en criant et en jurant ! J’ai dû vérifier sur Youtube (rires), je peux m’entendre dire « Jumalauta! » qui est un juron finlandais.



MARCUS ► Si quelque chose était à refaire en WRC, que ferais-tu ? Ne pas partir si tôt fin 2007 ?
Oui, c’est une possibilité. Il est certain que j’avais encore la vitesse pour continuer et de me battre pour des victoires. Mais d’un autre côté, j’ai toujours voulu m’arrêter quand j’étais encore capable de gagner des rallyes. Peut-être qu’une autre saison aurait pu être possible.

TIMO ► Ton plus beau moment en WRC ?
Tellement de bons souvenirs ! Mais si je devais en garder un seul, ce serait peut-être le premier titre.

MARCUS ► Le Dakar ? J’ai toujours oublié de te poser cette question à nos multiples rencontres, n’as-tu jamais été tenté de faire ce rally-raid comme par exemple Ari Vatanen l’a fait par le passé ?
Non ! Je n’ai jamais été intéressé par le Rally-Raid.

TIMO ► Toujours impliqué dans le monde du WRC, tu es maintenant vice-président de la commission WRC, peux-tu nous résumer ta mission ?
Depuis 2011, je suis Steward des rallyes WRC, d’abord en tant que second Steward désigné par la FIA, puis depuis 2015 en tant que Président des Stewards. Au cours des deux dernières années, j’ai été le délégué sportif de la FIA sur certains rallyes.
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Bonjour Jean Pierre Nicolas ! Pilier de la réussite de Peugeot Sport durant les années 2000 entre autres, PLANETEMARCUS vous remercie de votre gentillesse d’avoir accepté de revenir en quelques questions sur la saison WRC 2000 qui a vu le sacre de vos protégés Marcus Grönholm et Timo Rautiainen champion du monde à bord de la Peugeot 206WRC.

Engagé sur la Formule 1 en tant que motoriste et en championnat de France des rallyes comment avez-vous convaincu la direction Peugeot de se lancer sur un programme WRC ?
Les résultats en F1 n’étaient pas au niveau attendu, sauf notre première année avec Mac Laren où nous avions fait huit podiums, ce qui était très encourageant pour une première participation en F1. Les années suivantes avec Jordan puis Prost GP ne furent pas brillantes, alors qu’au niveau compétition clients on remportait deux titres de champion de France avec Gilles Panizzi sur la 306 Maxi. Résultats d’autant plus remarqués que c’était contre les Renault officielles de Ragnotti et Bugalski. Juste ce qu’il fallait pour redonner envie à la Direction Générale de PSA de revenir en WRC.
Le programme 306 Maxi avait un soutien total des directions commerciales France et Europe, de la direction du style, et du réseau des concessionnaires. La direction de Peugeot ne pouvant ignorer le succès et l’engouement pour le rallye, était pratiquement autoconvaincue qu’il fallait aller en WRC.
Corrado Provera, directeur de la Communication de Peugeot, ayant été nommé en même temps directeur de Peugeot Sport en 98, il n’a eu aucun mal pour arracher la décision finale auprès des dirigeants.
A partir de là il m’a demandé de monter l’équipe de A à Z, pilotes, ingénieurs, mécaniciens, logisticiens, etc… C’était le départ de la nouvelle aventure.


Très peu connu dans le monde du rallye, vous allez chercher vous-même Marcus en Finlande. Sur quels critères votre choix s’est-il porté ?
Pour le championnat, en fonction des terrains, je voulais une équipe de trois pilotes :
► un spécialiste asphalte, nous avions le meilleur avec Gilles Panizzi,
► un pilote polyvalent, très bon partout, nous avions un des meilleurs possibles avec François Delecour,
► un spécialiste terre, et là pour être au niveau de nos concurrents il fallait chasser à l’étranger un gars capable de sortir des temps au RAC, en Suède, en Finlande, en Nouvelle-Zélande. J’avais prévu de partir suivre en observateur le rallye de Finlande 1998 en compagnie de Michel Lizin, le spécialiste WRC chez Auto Hebdo. J’avais en main quelques CV de pilotes mais celui de Marcus, plusieurs fois Champion de Finlande, quelques participations en WRC avec l’usine Toyota, nombreuses sorties de route, était celui pour lequel avec notre Team Manager, Xavier Carlotti, nous avions une forte préférence. N’ayant pas ses coordonnées personnelles, Michel Lizin m’a servi d’intermédiaire et rendez-vous a été pris au Scandic Hôtel à Jyvaskyla.


Premier contact avec Marcus ? Dites-nous comment cela s’est passé ? A l’occasion de quel rallye ?
C’était donc à Jyvaskyla, ville de base du rallye de Finlande, en Aout 1998, à l’Hôtel Scandic, où était descendu l’équipe Toyota. Marcus m’attendait dans sa chambre. Il était venu sur le rallye avec toute sa famille. Il y avait Teresa et tous ses enfants, ça courrait dans tous les sens. Inattendu, mais tellement simple et sympa, que j’étais emballé par cette ambiance.
On trouve un coin pour s’asseoir, parler du projet Peugeot, de la voiture, de l’équipe technique en cours de formation, du programme. Le courant passe entre nous et je sens la confiance réciproque. On se met d’accord sur les conditions de notre collaboration. Je n’avais pas de contrat à lui faire signer, étant juste venu en observateur pour plusieurs pilotes.
L’entrevue ayant été très positive, le contact très franc, on s’est serré la main en guise d’accord et on s’est quitté là-dessus. Marcus avait tapé dans ma main, et c’était l’essentiel.
Et après ce rallye il avait une proposition de Ford, Malcolm Wilson, mais Marcus a respecté son accord moral avec moi, avec Peugeot. C’est pas seulement un grand pilote, c’est un grand MONSIEUR qui respecte ses engagements.




A votre époque de pilotes, les places du WRC étaient souvent trustées par les pilotes scandinaves, n’avez-vous pas eu de crainte à reproduire le même schéma ?
Non, quand on dirige une équipe de course d’un grand constructeur mondial comme Peugeot, on doit faire les meilleurs choix pour gagner, la nationalité des pilotes importe peu. Nous avions déjà deux français (Delecour/Panizzi) capables de remporter des victoires. Marcus a dès 1999 et ses premières participations pris le dessus, devenant rapidement l’homme à battre en WRC, ce qui était le plus important.

Une anecdote avec Marcus ? Votre plus beau souvenir avec lui ? Un regret ?
Bien sûr sa première victoire avec nous, la Suède 2000, mais aussi chaque victoire était un tel bonheur. Je crois que le meilleur de Marcus c’est surtout sa capacité à rassembler autour de lui.
Il est vite devenu le chouchou des mécanos par ses performances, mais aussi par sa gentillesse et son professionnalisme. Pour Marcus les gars étaient prêts à déplacer des montagnes. L’émouvant dans tout ça c’est la communion qui existait entre le couple Marcus/Timo et toute l’équipe Peugeot Sport.
Mon grand regret c’est que nous n’ayons pas été en mesure de lui donner une 307CC WRC au niveau qui lui aurait permis de conquérir encore deux ou trois titres.


Quelle question voudriez-vous poser à Marcus puis à Timo ?
Je n’ai pas de question particulière : je veux simplement leur dire qu’ils font partie de mes meilleurs souvenirs dans ma longue carrière de pilote ou de dirigeant en sport automobile, et que nous (le nous représente toute l’équipe Peugeot) avons eu beaucoup de chances de pouvoir collaborer avec eux.
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Bonjour FX ! Nous voilà vingt ans après le premier sacre de Marcus Grönholm et Timo Rautiainen sur le WRC à bord de la Peugeot 206WRC. La bombinette de chez Peugeot Sport qui a marqué l’histoire du sport auto et où vous avez joué un rôle déterminant en tant qu’ingénieur du pilote finlandais. Pour fêter ce sacre, PLANETEMARCUS vous a convié à répondre à quelques questions que vous acceptez avec gentillesse.

Pouvez-vous nous raconter votre arrivée en quelques mots au sein de l’aventure PEUGEOT SPORT dans les années 2000 ? Nommé ingénieur d’un pilote scandinave peu connu, un nouveau challenge à relever ?
Après mes débuts chez Peugeot Sport au département moteur F1 j’étais passé dans l’équipe Tourisme en tant qu’ingénieur de piste. Au début 2000 toute l’équipe Super Tourisme est passée au WRC et parlant anglais je me suis retrouvé avec le seul pilote étranger de l’équipe ! Le plus gros challenge pour moi alors aura été la découverte du rallye à ce niveau. Mais bon l’équipe entière à part Michel Nandan n’avait que très peu d’expérience à ce niveau donc on a tous progressé ensemble.

Comment s’est déroulé la prise de confiance entre vous et Marcus ? Un lien de complicité doit forcément s’établir entre le pilote et son ingénieur pour une réussite totale ?
J’ai fait la Corse 99 avec François et puis j’ai enchaîné avec Marcus en Grèce. Découverte de la terre et du WRC, Marcus était en tête après la première spéciale à Athènes mais a dû abandonner ensuite, pas le meilleur départ pour créer une relation mais ensuite on a passé des semaines en essais en Finlande ce qui m’a permis de lier des liens avec Marcus et Timo en buvant quelques bières ensemble.

Comment l’avez-vous aidé à s’intégrer dans une équipe 100% française ? Une phrase magique pour le mettre confiance, le pousser ou le freiner ?
Très vite avec sa gentillesse en-dehors et dans la voiture il a créé des liens étroits avec tous les membres de l’équipe, sa simplicité dans les rapports humains a aussi beaucoup aidé à son intégration. Ensuite, très vite, il a fait des temps avec la 206WRC en plus de quelques sorties de route qui ont construit sa légende !

A quel moment vous comprenez que vous détenez un champion en puissance ?
Pour moi le déclic est venu en Nouvelle-Zélande 2000, il a battu Tommi Mäkinen et Richard Burns et s’est placé idéalement dans la bagarre pour le titre. C’était son second succès après la Suède où pour tous les observateurs sa victoire était possible par contre en Nouvelle Zélande il a impressionné tout le monde.

Une belle relation et un beau souvenir puisque VW via votre appui a sorti Marcus de sa retraite pour tester la nouvelle Polo WRC 2017 pour plusieurs essais de développement. Pourquoi avoir pensé à Marcus ?
Tout simplement car hormis notre amitié, Marcus avec ses années d’expérience sait ce dont vous avez besoin pour gagner des rallyes et surtout des championnats et non pas seulement régler la voiture pour les vingt virages de la base d’essai. Son feedback a été très important pour donner les bonnes directions à notre équipe d’ingénieurs.



La première victoire en suède 2000 : la délivrance, la récompense du travail. Comment a-t-elle été vécue de votre position ?
Cela a surtout été la délivrance après l’affront du Monte Carlo et les trois voitures arrêtées à Gap !

Le plus beau souvenir durant 2000 ?
Le podium en Grande-Bretagne avec la seconde place synonyme de titre pilote après le titre constructeur obtenu en Australie. C’était enfin la reconnaissance de l’énorme effort de toute l’équipe.
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La Peugeot 206WRC était née pour gagner ! Marcus, Timo, Jean-Pierre, FX et tous les membres de l’équipe Peugeot Sport vous l’avez fait et vous avez marqué à tout jamais les esprits de tous les fans de rallyes automobiles. BRAVO et MERCI !
Jérémie.










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WRC Rally Monza OK mais sans spectateurs


L’action va enfin pouvoir reprendre pour en terminer avec cette saison WRC 2020 si compliquée avec le Rally Monza ajouté sur le tard qui a bel et bien été confirmé pour se dérouler le week-end du 3 au 6 Décembre prochain.

La FIA et le promoteur sauvent les meubles de justesse pour redorer cette fin de championnat mais avec quelques concessions dont une de taille puisque les spectateurs ne seront pas autorisés à se rendre sur les spéciales du dernier rendez-vous de l’année à Monza en Italie puisqu’il sera disputé à huis clos.

Cependant la chaîne de télévision italienne, la RAI SPORT, en accord avec l’organisation, le promoteur et la FIA va couvrir le rallye avec cinq directs prévus sur les spéciales du WRC Rally Monza.

Le parcours complet + liste des engagés du WRC ACI Rally Monza est disponible ici.








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Calendriers championnats de France des rallyes 2021


Ce mardi 24 Novembre, le comité directeur de la FFSA a dévoilé les calendriers asphalte et terre des championnats de France des rallyes 2021 sous réserve de l’évolution sanitaire liée à l’épidémie du Coronavirus.

Neuf manches vont constituer le championnat asphalte :
18-20 Mars 2021 : Touquet Pas-de-Calais
22-24 Avril 2021 : Lyon Charbonnières Rhône
12-15 Mai 2021 : Antibes Côte d’Azur
11-13 Juin 2021 : Vosges Grand Est
08-10 Juillet 2021 : Aveyron Rouergue Occitanie
02-04 Septembre 2021 : Mont-Blanc Morzine
24-26 Septembre 2021 : Cœur de France
28-30 Octobre 2021 : Cévennes
25-28 Novembre 2021 : Var
Suppléant (04-06 Juin) : Vins – Mâcon

Sept manches sont prévues sur terre :
02-04 avril 2021 : Causses
07-09 mai 2021 : Castine Terre d’Occitanie
04-06 juin 2021 : Haut-Var
23-25 juillet 2021 : Langres – Haute Marne
27-29 août 2021 : Lozère Sud France
08-10 octobre 2021 : Cardabelles Millau Aveyron
12-14 novembre 2021 : Vaucluse

Les titres de Champion de France des rallyes 2020 ont également été décernés à Yoann Bonato (C3R5) sur asphalte et Jean-Baptiste Franceschi (C3R5) sur la terre.








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WRX 2020 terminé : Kristoffersson champion !


Suite à l’annulation confirmée ce jour de la dernière manche du championnat du monde de rallycross sur le circuit du Nürburgring en Allemagne au mois de Décembre, la FIA et l’organisation du WRX a décidé d’attribuer le titre de champion du monde 2020 au leader actuel après l’Espagne : Johan Kristoffersson.

En remportant la moitié des manches (quatre sur huit) de la saison 2020 largement perturbée par l’épidémie du Coronavirus, le pilote suédois de la Polo RX décroche ainsi son troisième titre de champion de la discipline.

En attendant 2021, la FIA a lancé un appel d’offre en Octobre dernier pour la reprise du championnat de la prochaine saison puisque IMG le promoteur actuel de la série a décidé de ne pas poursuivre l’aventure…








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WRC9 dévoile la nouvelle Toyota Yaris Concept


Le jeu vidéo officiel du championnat du monde des rallyes WRC9 sorti en septembre dernier va encore évoluer courant décembre avec plusieurs nouveautés. Après l’ajout de la Hyundai i20WRC de Hayden Paddon et de nouvelles spéciales en Finlande, les éditeurs de WRC9 dévoilent aujourd’hui en collaboration avec Toyota Gazoo Racing : le concept car Toyota Yaris Rally WRC. En plus de cette nouvelle auto, de nouveaux chronos seront rajoutés sur le rallye du Portugal ainsi que le co-driver mode.










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Kalle Rovanperä en route pour Monza


A une dizaine de jours de la grande finale du championnat du monde des rallyes 2020 sur le circuit de Monza, les équipes sont reparties au travail pour se préparer à l’évènement. Ce mardi, sur l’asphalte en Italie, Toyota Gazoo Racing et Kalle Rovanperä ont passé une journée à reprendre les automatismes.

Evans et Ogier ont ensuite pris le relai pour se préparer à la dernière manche de l’année.

credit photo : Jonne Halttunen.














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Stéphane Lefebvre en C3R5 au WRC Rally Monza


Alors que la liste des engagés sur la dernière manche du championnat du monde des rallyes au Rally Monza sera connue d’ici quelques heures, plusieurs pilotes ont d’ores et déjà fait part de leur participation.

Aujourd’hui c’est Stéphane Lefebvre en collaboration avec DMAX RACING qui confirme son engagement au volant d’une C3R5. Sa dernière apparition sur le WRC remonte au Deutschland Rallye 2019 avec une Polo R5, tandis que cette année il était sur le rallye régional Le Béthunois et sur le championnat de France au Touquet.








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Visiter les sites mythiques empruntés par le Rallye Monte-Carlo

Visiter les sites mythiques empruntés par le Rallye Monte-Carlo

Les routes spectaculaires et tortueuses dans des paysages sauvages sont l’une des signatures du Rallye Monte-Carlo

Le Rallye automobile Monte-Carlo a été créé en 1911 et fasciné des générations d’amoureux de l’automobile de sport. L’épreuve a bâti sa renommée sur ses routes escarpées, ses spéciales disputées de nuit, parfois sous la neige , et toujours suivies par un public qui se déplace en masse pour admirer les champions. Empruntant les routes sud-alpines, du Massif central, et de l’arrière-pays niçois, le Rallye traversée des régions magnifiques, propices à l’exploration touristique . Nous vous invitons à en découvrir les attraits.

Sur les routes sinueuses du Massif central

Sinueuses à souhait, étroites et au revêtement incertain, les routes du Massif central ont souvent vu de belles empoignades sportives dans les plus de cent ans d’existence du Rallye et principalement dans les années 1970 où la course a souvent fait étape entre Haute-Loire et Ardèche. Pour retrouver l’esprit de l’épreuve tout en découvrant des sites exceptionnels, il faut se balader (en voiture de préférence, car les distances sont longues) autour du Mont Gerbier-de-Jonc, où la Loire prend sa source dans un site pastoral, et du mystérieux Mont Mézenc , autre sentinelle veillant sur ce haut pays.

À seulement quelques kilomètres de là, se trouve le charmant lac d’Issarlès, puis descendant vers l’est les gorges du Burzet, qui offre un itinéraire spectaculaire. Non loin de Lachamp-Raphael, qui fut souvent une ville-étape, ne manquez pas de laisser la voiture, pour aller contempler la cascade du Ray-Pic , l’une des plus belles du Massif central , avant de poursuivre l’analyse en direction de Vals-les-Bains.

Itinéraires vertigineux dans le Vercors

De l’autre côté du Rhône, le massif du Vercors a longtemps été un haut-lieu du Rallye Monte-Carlo. Il faut dire que l’on y trouve des routes parmi les plus escarpées de France , et il vaut mieux conduire ici prudemment, car les ravins sont profonds et les corniches ont de quoi impressionner. Le délicieux bourg de Pont-en-Royans, célèbre pour la spéciale du même nom, est le point de départ incontournable de tous les circuits touristiques du coin, les gorges de la Bourne, les Grands Goulets, dont la route vertigineuse fut malheureusement coupée suite à des chutes de blocs, et la Combe Laval, aux vues aériennes à couper le souffle.

Autour de Gap, il faut traverser l’âpre massif du Dévoluy via le col du Noyer au milieu des éboulis rocheux . Du sommet (1664 mètres) les vues s’étendent à tout l’arc alpin. Un régal!

Sur les lacets mythiques du Turini

Plus au sud, le col des Garcinets, non loin des villages de Turriers et Selonnet, est aussi un lieu incontournable qui a vu quelques belles passes d’armes du Rallye Monte-Carlo. Sur ces routes perdues où l’on fait peu de rencontres, la Haute Provence se dévoile peu à peu, austère et grandiose . Seuls quelques champs de lavande et des troupeaux de moutons viennent égayer ces étendues semi-désertiques. À quelques encablures de la mer, se dressent les lacets du col du Turini, lieu mythique et traditionnel juge de paix de l’épreuve, que la compétition franchit toujours de nuit.

La neige qui y tombe souvent au mois de janvier rajoute une dimension dramatique au site. En 2005 lors d’une épreuve mémorable, Marcus Grönholm et Petter Solberg y partirent dans le décor, suite à un dérapage incontrôlé. Entre Moulinet et la Bollène, les épingles à cheveux se succèdent, et c’est un ravissement pour tout automobiliste que d’arpenter ces routes chargées d’histoire, y compris à vitesse modérée.

Monte-Carlo, une arrivée de prestige


Monte-Carlo, lieu d’arrivée du Rallye, est aussi fameux pour son casino, son circuit automobile et ses belles voitures. Ici, un des bolides ayant participé à l’édition 1964

Site d’arrivée du rallye, Monte-Carlo est, après les batailles intenses sur la route, le lieu de toutes les célébrations . Ceux qui ne connaissent pas encore ce petit bout de paradis entre montagne et mer, découvriront émerveillés son site majestueux. À Monte-Carlo, ne manquez surtout pas d’aller faire un tour au célèbre casino, l’un des plus anciens , mais aussi des plus prestigieux au monde. Ici le glamour est partout et l’un des passe-temps favoris est de faire du lèche-vitrines ou d’admirer les bolides de luxe qui sont garés devant les palaces. La Principauté de Monaco est bien évidemment très connue également pour son Grand Prix de Formule, et tout amoureux d’automobile ne manquera pas de parcourir les 3300 mètres du circuit urbain, l’un des plus beaux qui soient.

Vous l’aurez compris, en plus d’être un événement sportif de premier plan depuis plus d’un siècle, le Rallye automobile Monte-Carlo est aussi l’occasion de traverser quelques-uns de plus beaux sites français . Pourquoi ne pas les découvrir à votre tour?